Julien d’Oseille TV habite depuis de nombreuses années au Panama. Nous avons discuté ensemble des avantages et des inconvénients de Panama comme destination d’expatriation.

Comment recevoir la résidence au Panama?

Mon avocate francophone Lavinia nous explique comment recevoir la résidence au Panama. Il y a de nombreuses options.

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Transcription de “Les avantages et inconvénients de la vie au Panama – avec Julien d’Oseille TV”

LADISLAS MAURICE : Bonjour. Ici Ladislas Maurice de Investisseur Globetrotteur. Aujourd’hui nous allons discuter du Panama avec Julien d’Oseille TV. Julien, comment est-ce que ça va ?

JULIEN : Ça va très bien, merci. Merci de m’accueillir sur ta chaîne.

LADISLAS MAURICE : Toujours avec plaisir. Donc, ça fait un bout de temps que t’es au Panama, ça fait combien d’années ?

JULIEN : Ça va faire six ans là, dans un mois pile, un peu moins d’un mois.

LADISLAS MAURICE : Donc, tu pourras bientôt faire une demande de citoyenneté ?

JULIEN : C’est déjà en cours.

LADISLAS MAURICE : Ah, c’est déjà en cours…

JULIEN : Oui, c’est au bout de cinq ans que tu commences.

La citoyenneté panaméenne

LADISLAS MAURICE : Donc, c’est qu’il y a beaucoup de gens qui disent sur internet : « ah, une fois qu’on a la résidence au Panama, au bout de cinq ans on peut faire une demande de citoyenneté », mais en fait ça c’est compliqué d’avoir le passeport ?

JULIEN : C’est compliqué. C’est surtout que ça prend du temps. Déjà, ils ne vont pas le donner à tout le monde. C’est-à-dire qu’il y a eu beaucoup de gens qu’ont vendu le Panama comme « vous venez une fois tous les deux ans, au bout de cinq ans vous pourrez demander votre passeport, avec aucune attache dans le pays ». Quand vous lisez ça dans un blog, c’est qu’on vous vend du vent, on vous vend une résidence ici, et ensuite voilà, vous n’aurez pas le passeport comme ça. Il faut pouvoir prouver que vous avez des attaches avec le pays…

LADISLAS MAURICE : Comme le Paraguay.

JULIEN : Oui, possiblement comme beaucoup de pays à travers le monde. Il y a assez peu, finalement, de pays où ce sont des résidences pur papier. Elles se font de plus en plus rares. Les gouvernements ne sont pas non plus débiles, ils veulent que les gens vivent vraiment dans le pays, aient des attaches dans le pays, pour leur donner le passeport. Donc, ici déjà, il faut avoir eu une vraie vie pendant cinq ans ici. Ça ne veut pas dire de passer les cinq ans entièrement, mais au moins six mois l’année, facile. Donc, ça c’est une chose. Et puis ensuite, le procès est plus long que ce qu’on pourrait lire sur certains blogs. On va dire moi, là, je suis à la première année mais j’ai des amis qui sont à quatre ans. Il faut attendre souvent trois, quatre ans avant de commencer à avoir le passeport.

LADISLAS MAURICE : Peut-être plus, j’ai entendu des gens qui attendent depuis une dizaine d’années, non ?

JULIEN : Bon, ceux-là ça veut dire qu’ils n’ont pas des bons avocats, c’est à dire que leurs files ne sont vraiment pas au bon endroit dans les piles, qui ne connaissent personne. La réalité c’est comme dans beaucoup de pays d’Amérique latine. Si votre avocat c’est une grosse law firm locale, elle a des connexions et elle peut faire avancer les choses, mais oui, il faut compter trois ans, quatre ans à peu près.

Pourquoi choisir le Panama

LADISLAS MAURICE : Ce sera un bon jour, le jour où t’auras ton passeport panaméen, c’est vraiment intéressant. Et donc, pourquoi est-ce que t’as choisi le Panama ? C’est que t’aurais pu aller n’importe où dans le monde. Il y a d’autres pays où il y a le même système de taxation territorial. T’aurais pu aller au Nicaragua, au Costa Rica. Bon, t’avais fait Dubaï, on a déjà fait une vidéo sur Dubaï, on ne va pas parler de Dubaï cette fois-ci. Mais donc, pourquoi spécifiquement le Panama ?

JULIEN : Ça ne va pas être la meilleure réponse à laquelle tu t’attends, c’est parce que j’avais un très très bon ami qui était ici et c’était très simple, pour moi, d’avoir la résidence à ce moment-là, il avait des connexions directement pour m’obtenir la résidence, donc c’était un peu un [inintelligible] mais, en vrai, au moment où je suis venu ici, j’étais venu qu’une fois, une journée dans ma vie avant de faire la résidence ici, donc j’avais pas beaucoup d’expérience ici et je regardais beaucoup plus l’Asie, l’Asie du Sud-Est notamment, mais avec du recul je suis content d’être venu ici parce qu’en Asie du Sud-Est ça m’aurait peut-être rendu feignant dans le sens où la vie n’est vraiment pas chère et je vois beaucoup de gens qu’ on fait du business web de la même époque que moi, et je suis à un niveau qui est différent maintenant et sans aucune vantardise rien, mais je pense que ça m’a poussé vers l’avant d’être dans un pays qui est un peu cher si on compare avec de l’Asie du Sud-Est. 

Et au départ, quand je suis arrivé, c’était un peu la douche froide parce que je revenais justement d’un tripd’Asie du Sud-Est pour un peu comparer, je cherchais mon nouveau point de chute et effectivement quand on arrive sur place, le rapport qualité-prix quand on compare avec, je ne sais pas, de la Thaïlande, du Cambodge, du Vietnam, le rapport qualité prix il n’est pas bon ici en comparaison, si on compare avec ça. Par contre, il peut être bon si on compare avec d’autres choses.

LADISLAS MAURICE : Oui. Une fois qu’on prend la fiscalité en compte, si on gagne assez d’argent, le Panama ça a beaucoup de sens. Si c’est un peu tendu au niveau de l’argent, il ne faut vraiment pas venir au Panama. Vous serez malheureux.

JULIEN : Oui. Si vous n’avez pas un budget au minimum, en tant que célibataire, de trois – quatre mille par mois à dépenser dans votre lifestyle, si vous n’avez pas ça…

LADISLAS MAURICE : Á dépenser…

JULIEN : Á dépenser, oui. Ce n’est pas si vous gagnez trois – quatre mille… c’est si vous êtes capable de les dépenser en tant que célibataire, si vous n’avez pas ça à dépenser, vous n’allez pas être très content. Enfin, vous n’allez pas avoir le bon appart avec la bonne vue, vous n’allez pas avoir les bonnes amenities dans votre tour, vous n’allez pas pouvoir sortir comme vous le voulez etc. Donc, ça ne vaut pas le coup. Il y aura des destinations qui seront bien mieux pour vous, si vous êtes dans cette situation où vous n’avez pas ce budget à dépenser.

LADISLAS MAURICE : Oui, vous avez le Nicaragua tout simplement, ça ne coute rien, c’est très agréable…

JULIEN : Mille cinq, deux mille… 

LADISLAS MAURICE : On doit pouvoir vivre, on vit très bien avec ça. Et après, quand vous avez plus d’argent, clac ! Vous venez ici. 

JULIEN : Mais ce n’est pas la même chose non plus. Au Nicaragua il n’y a pas de ville qui soit comparable à Panama City.

La vie à Panama

JULIEN : Á Panama City, pour ceux qui ne connaîtrai pas, on va dire qu’il y a vraiment cette vibe US. Quand même, c’est une ville très très américanisée, on peut le dire, mais avec beaucoup plus de liberté. Je pense, qu’aux US, on vous fout quand même beaucoup plus la paix ici, c’est mon point de vue.  D’ailleurs, pour la petite anecdote, le service postal ils sont seulement en train de commencer à le développer. Vous ne recevez pas de courrier ici, donc déjà vous ne recevez pas de mauvaises nouvelles. C’est déjà la première chose qu’il faut savoir, mais c’est vraiment, il y a un sentiment de totale liberté ici.

Comment acheter une arme au Panama

LADISLAS MAURICE : Donc, un des points amusants du Panama, c’est que c’est assez facile d’avoir une arme, donc est-ce que t’as pris une arme ici ? Est-ce que t’as acheté une arme ?

JULIEN : Oui. J’ai un port d’arme, un port de détention et un port de pouvoir me déplacer dans la rue avec mon arme, oui.

LADISLAS MAURICE : Ok. Donc, explique-nous le processus.

JULIEN : En fait ce n’est pas très compliqué. Ce n’est pas au niveau du Texas où on vient juste avec sa carte d’identité, on choisit son arme et on repart. Là, c’est quelques steps de plus mais, on n’est pas au niveau de, à mon avis, beaucoup de pays en Occident qui doivent être beaucoup plus compliqués là-dessus. Ici il suffit d’aller dans une armurerie et c’est l’armurerie qui va s’occuper du procès en fait pour obtenir le droit de se déplacer et le droit de détenir une arme. Le procès est un peu inversé. Je ne sais pas si c’est vraiment intuitif et si c’est comme ça dans les autres pays du monde, mais il faut d’abord acheter son arme alors que vous n’avez pas le port d’arme, mais vous achetez votre arme et c’est avec le numéro de série de cette arme qu’ils vont commencer le procès pour vous obtenir justement le port d’armes et la détention d’armes. Donc, ça se passe comme ça. En plus de ça, vous… 

LADISLAS MAURICE : Et en fait je crois que chaque permis est lié à une arme, donc à chaque fois il faut un permis différent pour chaque arme ?

JULIEN : Non, non, non. En fait, à l’arrière de la carte, tu as… je ne l’ai pas là sur moi, mais sinon, à l’arrière tu as un tableau avec toutes les lignes et… je n’ai pas envie de dire de bêtises, mais au moins une dizaine d’armes tu peux mettre dessus, facile, et après si t’en as plus, je ne sais pas, je n’ai pas demandé, peut-être une deuxième carte où ils te mettent une rallonge, un post-it en dessous, je n’en sais rien, mais bon déjà si vous en avez une dizaine, vous n’êtes pas mal protégé. Donc, le processus il est comme ça, c’est l’armurerie qui s’en occupe pour vous des démarches administratives, en plus de ça, il faut donc faire un test d’urine comme quoi vous ne prenez pas de drogue…

LADISLAS MAURICE : Ça va ? Ça s’est bien passé pour toi ?

JULIEN : Ah, ça a était [inintelligible]

LADISLAS MAURICE : Ça n’a pas été difficile pendant un mois ou deux ? 

JULIEN : Ni drogues, ni alcool, ni rien, je ne prends rien. C’est facile pour moi, très facile. Donc, ils font le test et, en plus de ça, il y a une formation qui dure à peu près une heure plus ou moins, si vous êtes totalement novice, qui était mon cas. Moi, je n’avais tiré qu’une fois dans ma vie quand j’étais adolescent…

LADISLAS MAURICE : Donc, bienvenue la formation.

JULIEN : Oui, oui, parce qu’une arme… on a beau dire, enfin la plupart des hommes c’est le côté macho :« oui, je peux tirer avec une arme ». Non, ce n’est pas si facile que ça parce que surtout un 9 mm… je pense une carabine, ça va, tout le monde n’aurait pas de problème, il n’y a pas de recul etc., un 22 Long Rifle ça va, mais dès que un 9 mm ça fait du bruit, il y a du recul, s’il n’est pas trop gros ça bouge quand même pas mal. Il y a le côté psychologique au-delà de de l’aspect physique de tirer avec une arme. Il y a l’aspect psychologique de se dire qu’entre les mains tu as quelque chose que si tu te tournes tu peux buter quelqu’un, tu vois ? Donc, c’était le bienvenu le cours. Sincèrement, je ne suis pas le gros macho qui dit : « non, un flingue, je le prends, je vais être ok ». Non. Et même au-delà de ce cours, je pense que quelqu’un qui serait un peu dans ma situation qui n’a pas trop tiré dans sa vie avant, et bien de prendre plusieurs autres cours, ce n’est pas très cher ici, je crois que c’est 80 ou 100 dollars l’heure avec un instructeur, c’est un ancien policier super gentil, ils expliquent tout bien et tu finis par être confortable avec le fait de manipuler une arme, ce qui n’est pas instinctif.

LADISLAS MAURICE : Oui, oui, oui. Et t’as le droit de te promener avec ? C’est ça qui a le droit ?

JULIEN : Oui, mais par contre pas visible. C’est-à-dire, que vous devez mettre une veste ou alors il doit être sous votre t-shirt voilà avec un holster

LADISLAS MAURICE : Donc, en gros, quand tu vas aux toilettes, tu as un flingue qui tombe, quoi ? 

JULIEN : Oui, il faut faire gaffe. D’ailleurs, ce qui est assez drôle à Panama, c’est que… je ne sais pas si t’as remarqué, il y a des restaurants où c’est marqué, il y a une pancarte : « pas d’armes », pas tous les restaurants. Il faudrait faire attention, je pense qu’il y a les administrations où vous ne pourrez pas aller, les banques, quelques restaurants qui ne veulent pas d’armes, mais sinon, vous pourriez aller un peu partout, je pense, avec…

LADISLAS MAURICE : Mais ils sont assez laxes. Un de mes avocats m’expliquait ici qu’il y avait quelqu’un il n’avait été pas content, je ne sais pas, dans un magasin, il a sorti son flingue, il s’est mis à tirer sur le plafond, et en fait la police lui a juste confisqué cette arme, mais les autres armes n’ont pas été confisquées.

JULIEN : Là c’est très borderline. Mais oui, pourquoi pas. Peut-être qu’il avait des connexions.

La communauté du Panama contre Dubai

LADISLAS MAURICE : Cool. Et donc, il y a le port d’armes que t’aimes bien, le fait qu’on te laisse en paix. Au niveau des impôts on ne va pas trop parler de ça, mais de manière générale, si vous structurez bien vos affaires, tous les revenus de sources étrangères vous n’avez pas besoin de payer d’impôt dessus, donc c’est quand même assez agréable, donc ça c’est un avantage. Qu’est-ce que t’en penses un peu du lifestyle, d’un point de vue les gens, les expatriés, tout ça ? Est-ce qu’il y a une communauté intéressante ?

JULIEN : Oui. Je pense que c’est intéressant. Il y a beaucoup moins de turnover, par exemple qu’à Dubaï qu’on avait comparé où il y a beaucoup de gens qui viennent, qui repartent, ici les gens ça…

LADISLAS MAURICE : Je vais te couper, mais Dubaï c’est typique les gens ils viennent, ils sont tout motivés, tout excités Dubaï, Dubaï, Dubaï, ça parle que de ça, c’est sur le social media, ah… c’est sécuritaire bla, bla, bla, bla, la moitié au bout de deux ans ils partent, ils sont malheureux, ils n’en peuvent plus, ils partent. Alors que c’est vrai, ici au Panama c’est difficile de tomber vraiment amoureux du Panama en tant que wow ! C’est ce qu’il y a de mieux dans le monde, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux dans le monde…

JULIEN : En fait il n’a pas l’effet coup de cœur pour Panama, c’est vrai.

LADISLAS MAURICE : Voilà. C’est juste une décision très logique de venir ici et une fois qu’on est ici c’est très confortable.

JULIEN : C’est ça. Donc, au niveau des connexions, j’ai des amis qui sont là depuis… on a des amis en commun d’ailleurs qui sont là depuis 20 ans, la plupart des gens qui sont arrivés en même temps que moi sont encore ici donc, oui, j’ai un petit réseau d’amis, je suis très content de ça, c’est du bon calibre en investisseur, d’ailleurs en businessman les gens qui sont ici, c’est vachement plus sous les radars qu’à Dubaï, il n’y a pas d’exubérance, t’as bien vu quand tu te balade dans Panama, tu n’as pas les lambo, t’en as quelques-unes à Costa del Este mais, c’est minime par rapport à d’autres destinations, ce n’est pas du tout bling – bling. Je pense que le Panama a été sous le feu des projecteurs à cause des Panama papers mais sinon, les gens qui sont ici c’est plutôt des gens qui sont sous les radars, tranquilles, ce qui me convient très bien. Donc voilà, pour les amis, ce n’est pas mal, ce n’est pas mal.

LADISLAS MAURICE : Oui. Il y a, à peu près, 80 banques au Panama, donc vraiment il y a un gros secteur financier et il y a de l’immobilier, du bel immobilier, des superbes penthouses, il y a vraiment de quoi vivre de manière très très confortable, et comme tu le dis, ce n’est pas une culture qui est bling. Il y a des gens avec des énormes fortunes au Panama mais bon…

JULIEN : Tu ne leur donne pas l’heure dans la rue…

LADISLAS MAURICE : Tu les regardes dans la rue, ils sont en claquettes, détendus, alors qu’à Dubaï ils seraient un peu plus flash. Ça n’attire pas le même genre de gens. Les gens qui veulent être flash, s’ils viennent au Panama ils ne vont pas être très heureux.

JULIEN : Non, parce qu’il n’y a pas beaucoup de manière de flasher, en fait, au Panama et puis c’est vite capé. À Dubaï il n’y a pas de limite. Ici, déjà si tu as qu’une Porsche, même pas le modèle le plus ouf, tu es déjà dans le top du top du flashy, tu vois ? Alors qu’à Dubaï…

Les voitures au Panama

LADISLAS MAURICE : Alors, les voitures ne sont pas chères ici ?

JULIEN : Non, elles ne sont pas chères.

LADISLAS MAURICE : Elles ne sont pas chères, plein de gens peuvent avoir des Porsche, mais bon, les gens sont contents dans un Prado ou quelque chose comme ça.

JULIEN : Á Dubaï, ce qui était drôle c’est quand il y avait les Lamborghini, tu sais, le 44 là qu’ils ont sorti, le Russe, donc déjà c’était un peu la folie d’avoir ça normalement, mais là-bas, un Urus c’était une voiture… c’est un cas qui passe quoi, et en fait, pour que vraiment les gens se retournent un peu et que ça soit un peu incroyable c’est les Urus préparés Mansory machin, donc c’est des préparations qui coûtent quasi la moitié du prix de la bagnole enfin, c’est un autre niveau d’échelle, c’est pareil l’Éclat G qui coûte 150 mille dollars, c’est la Fiat Punto française. La base c’est, t’en voies partout vraiment pour que tu te retournes c’est des préparations incroyables ou alors des Bugatti Chiron, des trucs comme ça où t’en voies très peu dans le monde et là-bas, toutes les semaines tu peux en voir une, exceptionnel.

La vie de famille au Panama

LADISLAS MAURICE : Et, je crois que ça nous amène aussi à un point qui est intéressant d’un point de vue famille : le Panama est sans doute un pays bien plus agréable pour avoir une famille, en terme école, en terme environnement, en terme mentalité, plutôt que d’autres destinations.

JULIEN : Alors là, je ne mettrai pas ça en porte à fois avec Dubaï. Je pense que ce n’est pas mal niveau famille, après ça ne s’adresse peut-être pas au même profil…

LADISLAS MAURICE : Moi, ce qui me dérange avec Dubaï, c’est que tout le monde est obsédé par l’argent, il y a que ça qui compte. Donc, quand t’as des enfants qui sont adolescents ils ne parlent…

JULIEN : Que d’argent.

LADISLAS MAURICE : Aux écoles internationales à Dubaï, tous ces enfants ça ne parlent que de marques, que d’argent, l’argent de papa bla bla bla.

JULIEN : Non, il n’y en a pas ça ici. De ce côté-là, peut-être, ce serait moins malsain, mais globalement, oui, ce sont des bons endroits en famille, l’air est sain, ça c’est un truc qui me plaît beaucoup, et j’ai expérimenté d’autres villes à travers le monde, Panama ça a la chance d’être une grosse ville d’un million d’habitants, américanisée, très convenient, très sympa à vivre, et en plus de ça, de ne pas être polluée. On a un index de pollution qui est extrêmement faible. C’est quatre à six fois moins pollué qu’un Dubaï ou des choses comme ça.

La connectivité du transport aérien

LADISLAS MAURICE : Et, dès qu’on veut, on peut prendre la voiture, il y a des parcs nationaux ou des vols internes, aller au Caraïbes, aller dans des îles, justement là, demain, je vais en Colombie c’est…je ne sais pas, 1h30 de vol, je ne sais pas, 200 dollars l’aller-retour et je me retrouve à Medellin, quoi. C’est vraiment très agréable.

JULIEN : C’est le hub de l’Amérique latine, Panama. Ça connecte partout, c’est très agréable ça aussi. L’aéroport est à 15 minutes du centre-ville. Copa est toujours à l’heure, c’est la compagnie locale, c’est la plus à l’heure d’Amérique latine et c’est le hub… vraiment on peut aller, ça dessert bien et on peut faire même des vols très très longs. C’est-à-dire que d’ici on peut aller jusqu’à Istanbul, il y a un direct donc. On peut se déplacer même à vision très grande échelle, tu vois ? On peut aller à Istanbul, tu es au milieu du monde et après t´’es plus qu’à un pas d’aller à une destination asiatique, tu vois ? Donc, pas mal.

LADISLAS MAURICE : Donc les deux gros hubs dans le fond c’est Miami et Panama. Il y a toujours Mexico et aussi Sao Paulo qui sont vraiment très gros, mais d’un point de vu accessibility, c’est vraiment un pays où c’est facile d’avoir la résidence, de s’implanter, de créer vraiment le centre de ses intérêts vitaux.

JULIEN : Oui, et puis c’est un pays où, je reviens finalement, parfois tu peux avoir ce truc de shiny object syndrome, tu vois ? J’ai eu deux fois la période Dubaï. Parfois ça m’arrive de me demander, est-ce que je ne serai pas mieux ailleurs ? 

L’immobilier au Panama

JULIEN : Et, finalement, je reviens toujours là, ça fait six ans, ça dure bien et je me sens vraiment bien ici.

LADISLAS MAURICE : Et donc, qu’est-ce que tu penses de l’immobilier ici ?

JULIEN : Je n’ai pas acheté ici… j’ai bien fait, ça m’a fait gagner de l’argent de louer, en comparaison de la manière dont l’immo a descendu, là je pense qu’il commence à [inintelligible] bien, je pense enfin ça bouge plus, ça reste stable, autour des deux mille et quelques dollars du mètre carré ici…

LADISLAS MAURICE : Oui, ce n’est pas cher et les rendements sont mauvais, mais ce n’est pas cher. 

JULIEN : Oui, voilà. Pour une ville internationale c’est vrai que du deux mille dollars du mètre carré, c’est correct. On peut même aller chercher en dessous… je disais dans une autre vidéo que j’ai un ami qui a fait un coup de fusil qui a réussi à acheter en dessous de 1000 dollars du mètre carré en centre-ville, à quelques centaines de mètres d’ici. Donc, il y a des coups de fusil à faire. Après, le problème c’est que c’est la mentalité locale quand vous voulez louer vos biens, c’est que tout le monde aime avoir une tour qui est neuve, elles vieillissent très vite, la maintenance n’est pas bonne. Donc, d’acheter dans ces grandes tours, enfin moi je ne vois pas l’intérêt sincèrement et je préfère louer. Les loyers ne sont pas très chers pour le coup en comparaison de ce que t’as…

LADISLAS MAURICE : Je dirais, l’intérêt ici c’est soit pour avoir la résidence…

JULIEN : Oui. Là ça peut être intéressant.

LADISLAS MAURICE : Là, ça a du sens ou les gens qui veulent vraiment diversifier, les gens qui n’ont pas mal d’argent et qui veulent vraiment diversifier, qui ne s’intéressent pas trop au rendement, qui veulent juste de l’argent en zone dollar, dans une restriction qui est sécure, un peu loin de tout. Donc ça, ça a du sens mais sinon, en tant que pur investisseur, c’est vrai que c’est difficile de faire le cas. Bon, il y a d’autres petits marchés qui sont peut-être un peu plus intéressants, je trouve, au Panama, Boquete, dans le nord du pays, Bocas del Toro, qui ont vraiment du potentiel d’upside.

JULIEN : Même dans le Casco Viejo, parce que là, je disais, le problème fondamental ce sont ces grandes tours, vous regardez les tours qu’on 15 ans, c’est atroce. Et pourtant, il y a 15 ans c’était de la top tour…

LADISLAS MAURICE : Comme à Dubaï.

L’immobilier dans le Casco Viejo

JULIEN : Oui, comme beaucoup de pays qui font pousser comme des champignons des immeubles. Donc, je pense qu’en sous marché qui pourrait être intéressant, où le bien ne deviendrait pas moche, ça serait d’acheter dans le Casco Viejo, qui est la vieille ville de Panama. Ces petits bâtiments coloniaux, parfois on peut acheter juste un appartement, juste un tronçon de ce bâtiment et là, ça restera beau parce que c’est beau depuis 100 ans. C’est comme de l’haussmannien à Paris, ça plaît toujours, tu vois ? Ça ne passe pas de mode. Quand ça a été bien pensé, c’est joli, ce sont des beaux bâtiments, donc je pense ça, ça peut être intéressant.

LADISLAS MAURICE : Donc, t’as parlé un peu plutôt de la pollution, est-ce que tu peux nous parler un peu du climat ? Comment tu le ressens ?

Le climat au Panama

JULIEN : Alors, ça ne sera pas pour tout le monde, mais pour moi c’est un climat qui me va très très bien, c’est à dire qu’il y a assez peu de variation : 29 – 32 toute l’année, grosso modo, avec quelques petits piques de temps en temps mais, 29 – 32 c’est lisse comme ça. Après, il y a quand même une saison des pluies et ça il faut le prendre en compte si on est quelqu’un qui aime faire beaucoup d’activités en extérieur. Alors moi, ça va, je bosse tout le temps, je suis chez moi, donc quand il pleut j’adore, ça me relaxe, j’adore ces grosses pluies qui peuvent y avoir, mais c’est vrai qu’il y a sept mois à l’année où deux fois par jour… alors, c’est comme si c’était sur un métronome. Donc, en vrai, en six ans ici, je me suis retrouvé peut-être deux fois, trois fois vraiment en extérieur, purée, ça tombe… « Qu’est-ce que je fais » ? Tu vois ? Tu vas être trempé quoi, si tu rentres à la maison d’un coup…

LADISLAS MAURICE : J’ai loué un scooter la semaine dernière et oui, je me suis retrouvé deux fois complètement…

JULIEN : Oui, ça dépend de ton style de vie. Si t’es souvent en extérieur, c’est un truc à prendre en compte qui peut être négatif sur le climat. Moi, il me convient parfaitement parce que j’adore ce range de température qui peut être trop chaud pour certains, pour moi c’est juste avant que ça soit trop chaud, donc c’est bien…

LADISLAS MAURICE : Et c’est une pluie qui n’est pas froide.

JULIEN : Ce n’est pas une pluie froide, c’est une pluie qui me relaxe, moi j’aime bien. Elle tombe toujours un peu à la même heure, elle tombe souvent le matin et matin – midi quoi, à peu près, et une fois en toute fin d’après-midi juste avant de sortir pour le dîner, ça rafraîchi, c’est très très bien. Donc, pas spécialement dérangeant pour moi, mais ça peut l’être pour certains. Je pense que c’est intéressant à mentionner.

La nourriture au Panama

LADISLAS MAURICE : En tant que francophones, on se doit de discuter de la nourriture.

JULIEN : Oui, bien sûr. Ça c’est quelque chose d’extrêmement important. Franchement, dans les points les plus négatifs de Panama, pour moi, il y aurait la nourriture.

LADISLAS MAURICE : Oui, les supermarchés sont vraiment déprimants.

JULIEN : Oui, ils ne sont pas bien achalandés, c’est ça le souci. Surtout quand on vient d’Occident, si vous venez de France, Belgique, Italie… même les États-Unis, leurs super marchés sont bien mieux achalandés, tu vois ? Un Whole Food aux États-Unis, c’est super bien achalandé. Et ici, il y a assez peu de choix. La qualité n’est pas terrible, il faut vraiment se faire son réseau de providers, savoir où tu peux acheter tes fruits, légumes, on a un marché là, pas trop loin. Voilà, Foodies c’est un peu le specialist store, on va dire, avec des produits un peu plus gourmés, un peu sympa, mais si on va dans les trucs vraiment local en supermarché, si tu regardes le poulet, tu vois bien qu’il est bourré d’antibiotique, tu vas crever si tu manges ça, donc, c’est un vrai problème. 

Il faut choisir, vous ne pouvez pas, comme en France, acheter… enfin je vais dire que le danger d’avoir de la saloperie dans son assiette est beaucoup plus élevé ici, donc ça il faut faire attention. De toute façon ça se voit, 60 % des panaméens sont obèses, donc forcément il y a plein de… préservatifs… comment on dit ? On ne dit pas ça en français… des conservateurs, des ajouts dans toute la nourriture ici. Donc, la nourriture est un peu un problème surtout au départ quand on ne sait pas où se fournir. 

La scène culinaire au Panama

JULIEN : Au niveau des restaurants, par contre, je trouve que la scène culinaire de restaurants ici, est de haut niveau.

LADISLAS MAURICE : McDo il est bon.

JULIEN : Je ne sais pas. J’y suis jamais allé mais…

LADISLAS MAURICE : Je ne vais pas éditer quand t’as dit préservatif, je vais laisser ça dans la vidéo.

JULIEN : Mais j’ai vu ta photo comme quoi il faisait des promos chez McDo… si vous voulez battre l’inflation en France, ici McDo fait des promos, baisse les prix d’une dizaine de pourcent je crois 10%.

LADISLAS MAURICE : Oui, il y a un menu double, je ne sais pas, double miel, donc il y a deux morceaux de viande double miel avec une frite moyenne, un coca moyen pour quatre dollars.

JULIEN : Mais je ne me rends pas compte si c’est… mais oui ça ne me parait pas très cher.

LADISLAS MAURICE : Ce n’est vraiment pas cher.

JULIEN : Ok, par rapport aux autres pays du monde. Mais, en dehors de McDo, les restaurants il y a belle scène de restaurants, pas mal de vénézuéliens qui créent des restaurants, ils ont bon goût en terme de déco intérieur et tout, et ça fait partie des endroits où j’aime manger aux restaurants à Panama. Je m’amuse bien, niveau palais, c’est bien fourni.

LADISLAS MAURICE : Bon. Là il est quasiment 9h du soir on a tous les deux faim, donc on va bientôt aller manger…

JULIEN : D’aller expérimenter… 

LADISLAS MAURICE : Donc, première chose, si vous êtes intéressé par la résidence au Panama, j’ai une avocate francophone qui peut vous aider de A à Z, il y a le lien en dessous. Et aussi, si vous êtes intéressé par partir offshore etc., Julien a une formation qui est vraiment très bien faite…

JULIEN : Offshore Mastery

LADISLAS MAURICE : Offshore Mastery, il y a un lien en dessous. Je fais ça de manière professionnelle, donc tu m’as montré ta formation et franchement je suis impressionné, il y a vraiment beaucoup de très bons contenu dans cette formation… 

JULIEN : Il y en a encore plus que ce que t’avais vu…

LADISLAS MAURICE : Encore plus qu’avant. Donc il y a un lien en dessous. Et aussi, si vous voulez faire du e-commerce, devenir libre financièrement et indépendant etc., il y a une formation qui est aussi…

JULIEN : Amazon FBA.

LADISLAS MAURICE : Très connue. Très bien, Julien, merci beaucoup.

JULIEN : Merci beaucoup. Ça marche.