Je suis toujours prêt à apprendre des autres

Lors de mon dernier voyage à Nairobi, j’ai rencontré Gérard, un investisseur immobilier franco-ivoirien avec un cursus très intéressant. Après une longue carrière à des postes de direction, il a investi en France, en Côte d’Ivoire et au Kenya.

Dans cette vidéo je l’interviewe pour mieux comprendre sa stratégie d’investissement globale, ainsi que les différences entre le marché kenyan et le marché ivoirien, deux des marchés les plus dynamiques d’Afrique.

L’Afrique est un continent immense, qui regorge d’opportunités, mais qui a aussi sa complexité. Il est très facile de se tromper dans ses investissements. Être africain, originaire d’Afrique, ou avoir vécu en Afrique est un avantage non négligeable.

Je compte investir davantage en Afrique

Évidemment, je ne vous conseille pas de tout vendre et d’investir à 100% en Afrique, ce ne serait pas raisonnable. Mais à partir d’un certain niveau de patrimoine, avoir des investissements en Afrique a du sens sur le long terme, pour maintenir un portefeuille diversifié et équilibré. Si vous avez vu mes précédentes vidéos, vous le savez déjà : en choisissant bien vos projets à Nairobi, vous trouverez des prix d’achat compétitifs et des rendements élevés.

Je sais que parmi notre audience francophone, vous êtes nombreux à avoir des appréhensions au sujet de l’Afrique, des Africains, et de l’investissement sur ce continent. Je vous encourage à vous rendre sur place pour constater par vous-même le niveau de développement de certaines villes et la qualité de l’accueil qui vous sera fait, si vous venez avec des objectifs clairs et de bonnes intentions.

Choisissez des pays dynamiques comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Rwanda, l’Ouganda ou le Kenya. Restez ouverts aux opportunités. Vous serez sans doute agréablement surpris.

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Transcription de “Investir et Performer Dans l’Immobilier à Nairobi, Kenya: Stratégie et Conseils”

LADISLAS MAURICE : Bonjour. Ici Ladislas Maurice de Investisseur Globetrotteur. Aujourd’hui, nous sommes à Nairobi, ensemble avec Maxime et Gérard, et nous allons discuter un peu du marché immobilier ici à Nairobi et, plus spécifiquement, une étude de cas de Gérard qui a investi dans plusieurs appartements ici. C’est ça ? 

GÉRARD : Absolument.  

LADISLAS MAURICE : Absolument. Très bien. Donc, Maxime est agent immobilier ici à Nairobi depuis combien de temps ?  

MAXIME : Ça fait cinq ans que j’ai créé mon agence immobilière à Nairobi.  

LADISLAS MAURICE : Et donc, Gérard, vous êtes originairement de ? 

GÉRARD : Originellement de Côte d’Ivoire et Franco-Ivoirien.  

LADISLAS MAURICE : Et donc, vous avez travaillé en France, en Suisse, un peu partout. Est-ce que vous pouvez nous dire un peu votre cursus avant d’investir ici ?  

Présentation d’un investisseur immobilier franco-ivoirien à Nairobi, Kenya

GÉRARD : D’accord. Donc, ça fait à peu près 30 ans maintenant que j’ai commencé ma carrière professionnelle, principalement chez Unilever. Ensuite, j’ai travaillé chez Nestlé sur le continent africain, un peu en Suisse, un peu en Amérique Latine, au Mexique. Ensuite, je suis revenu sur le continent et j’ai rejoint le secteur des télécom où je suis resté une quinzaine d’années, à peu près, travailler pour la plupart des opérateurs télécom sur le continent, dans des fonctions assez importantes, quand même, puisque mes dernières fonctions étaient celles de directeur général ou deux opérateurs. Et donc, depuis la COVID, depuis 2021, je me suis converti plutôt à entrepreneuriat, et ça m’a permis aussi de passer un peu plus de temps à faire l’une des choses qui m’a toujours passionné, c’est l’immobilier.  

Pourquoi investir à Nairobi, Kenya en tant qu’africain francophone

LADISLAS MAURICE : Très bien. Donc, quand j’entends votre profil, logiquement, je penserais que vous auriez plutôt investi en France, que vous auriez plutôt investie en Côte d’Ivoire ou au Sénégal. Et pourtant, vous êtes ici à Nairobi, en Afrique de l’Est en tant que francophone. Donc, pourquoi est-ce que vous avez choisi d’investir ici, spécifiquement ?  

GÉRARD : La première raison, c’est que pour les raisons professionnelles, je me suis retrouvé au Kenya ici. J’ai appris à aimer le pays d’abord, pour commencer, et ensuite avec mon épouse, on a différentes expériences d’investissement. On a quelques investissements en France, dans d’autres endroits, et, la première chose qui nous a attiré dans le marché kenyan, c’est la facilité et la structuration qu’il y a dans le marché. Ce n’est pas parfait, ce n’est pas encore au niveau de Dubaï, c’est un marché qui est assez discipliné. Donc, je pense que ça, ça nous a intéressé parce que c’est relativement facile pour quelqu’un d’investir ici, même s’il n’est pas originaire. Les règles sont assez claires et transparentes. La probabilité de finition d’un projet est réelle. Et donc, quand on se retrouve en activité comme moi, on a envie d’investir, mais s’assurer que ça puisse aboutir. D’accord ?  

Rentabilité du marché immobilier à Nairobi, Kenya

GÉRARD : Donc c’était l’une des deuxièmes raisons. Et la troisième raison, c’est aussi le niveau de rentabilité. Le Kenya a une démographie qui est un peu celle de la plupart des pays africains. Donc population jeune, besoin en habitat. Donc, ça a fait de ce marché en plus d’être ici à un marché qui pour nous est assez prometteur et nos premières expériences d’investissement nous ont permis de confirmer : tout n’a pas été parfait, mais je pense que quand on compare l’investissement qu’on a ici aux investissements qu’on peut avoir sous d’autres géographies, on est quand même sur des chiffres qui sont beaucoup plus intéressants. 

LADISLAS MAURICE : Et donc, vous avez fait plusieurs investissements ici ? Vous êtes content de vos investissements ? 

GÉRARD : Globalement, oui. On a une autre courbe d’apprentissage, comme tout le monde. Je pense que, quand on rentre dans l’immobilier, beaucoup de personnes y compris nous, ils rentrent par passion donc, avec beaucoup d’émotions et puis on apprend que c’est un marché avec des règles, avec une rentabilité qui s’impose, beaucoup de choses. Donc on a quand même notre courbe d’apprentissage mais quand on fait la somme, elle est positive. Donc, c’est pour ça qu’on l’a fait ici, qu’on continue de le faire. Aujourd’hui, on est arrivé au niveau où on a conseillé des gens, on a commencé déjà par des gens assez proches de nous, de la famille, des amis. On a une dizaine de personnes, aujourd’hui, qui nous suivent dans nos choix d’investissement parce que derrière au fil du temps, on l’a rendu un peu plus scientifique, c’est-à-dire qu’on a commencé à regarder les données, pas simplement la beauté architecturale, mais la portée économique de l’investissement.  

Qui sont les Français et francophones qui investissent à Nairobi, Kenya

LADISLAS MAURICE : Max, donc vous avez beaucoup de clients francophones de France et aussi francophones d’Afrique qui investissent ici. Ou, est-ce que vous avez surtout des clients kényans ?  

MAXIME : Nous ici au Kenya, on est impressionné par le niveau international de la clientèle. Donc on a finalement plus d’investisse sur étranger, beaucoup de francophones qui sont souvent originaires du continent mais qui travaillent aux États-Unis, en France, en Allemagne, dans d’autres pays, aussi des francophones qui travaillent dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest ou d’Afrique Centrale et qui viennent investir au Kenya, ainsi que des investisseurs du monde entier, des Français évidemment, des Canadiens. On a vraiment des gens du monde entier qui s’intéressent au Kenya.  

Avantages et inconvénients du marché immobilier à Nairobi, Kenya

LADISLAS MAURICE : Et donc Gérard, si je vous demandais de comparer un peu le marché immobilier au Kenya, comparé au marché immobilier à Kinshasa ou à Abidjan, qu’est-ce que vous auriez à dire ?  

GÉRARD : Par expérience, je pense qu’aujourd’hui il y a deux – trois critères que nous regardons essentiellement quand on fait un investissement dans l’immobilier. La première chose, c’est le retour sur investissement, principalement par les loyers qu’on peut avoir, puisque nous, on fait du locatif mais on investit pour essayer d’avoir un revenu. Donc la première chose, c’est aujourd’hui en comparant le coût d’achat et le coût de location potentielle qu’on a, c’est un des premiers critères qu’on regarde. La deuxième chose, c’est la demande qu’il peut avoir sur le marché et la capacité du marché à satisfaire cette demande-là. Donc le marché additionnel qui existe. Et puis la troisième chose, c’est si on veut un jour vendre ce logement-là, quelle est la prise de valeur ? Donc l’appréciation. Donc si on prend ces trois critères là aujourd’hui, je m’amuse souvent avec mon épouse à surtout à faire la comparaison avec la Côte d’Ivoire, c’est que par exemple en Côte d’Ivoire la prise de valeur d’un bien construit au bout de cinq ans, vous pouvez facilement vous retrouver à une fois et demie, voire deux fois la valeur initiale à laquelle vous avez acquise ou bien si vous avez construit. Par contre, les loyers vont être beaucoup plus modérés. Donc, ça veut dire que normalement sur le marché ivoirien, si je devais le caricaturer, c’est un marché qui est beaucoup plus en prise de valeur, donc capital application. Et si on regarde au niveau du Kenya, ce qui est assez intéressant pour nous et qu’on n’a pas forcément en Côte d’Ivoire, c’est qu’on peut se retrouver avec des loyers qui sont beaucoup plus intéressants, surtout si on fait un bon choix d’un projet immobilier, parce qu’ici au Kenya, on retrouve l’une des plus fortes communautés d’expatriés en Afrique avec l’UN, avec toutes les structures qui sont là qui représentent un marché potentiel qu’on n’a pas forcément dans d’autres marchés et c’est ceux-là qui peuvent avec le tissu des entreprises qui peuvent constituer cette clientèle qui a la capacité de payer un certain niveau de loyer.  

Investir dans l’immobilier au Kenya ou en Côte d’Ivoire, pour le rendement locatif et pour la plus-value

GÉRARD : Donc, c’est des marchés très différents. Ça dépend de l’objectif qu’on poursuit. Pour moi, c’est des marchés très différents. Aujourd’hui, si je fais un projet en Côte d’Ivoire, initialement, j’essaierai d’être celui qui construit parce que je sais que ça sera pas forcément le plus intéressant si je compare les deux en terme de location, mais à la vente, je pense que je peux faire une meilleure marge qu’ici. Et si je veux un revenu récurrent qui est assez intéressant, en plaçant la même somme ici, je pense que de façon récurrente, je peux avoir un loyer intéressant. C’est pour ça que pour nous, ce qui est intéressant, c’est de faire un mélange des deux. Voilà, pour répondre à des besoins aussi immédiats que des besoins sur le terme. 

LADISLAS MAURICE : Les prix au mètre carré sont quand même bien moins chers à Nairobi comparé à Abidjan, non ?  

GÉRARD : Absolument. Et ça c’est typique de la valorisation qu’on peut donner au bien sur le terme. C’est-à-dire que, quand vous dites le prix au mètre carré, ça va prendre très vite de la valeur. Mais on a des terrains qu’on a acheté en Côte d’Ivoire qui ont plus que doublé de valeur en moins de cinq ans. Mais, par exemple, ce terrain bâtit si vous voulez un revenu récurrent, je pense que la moyenne des loyers est beaucoup plus basse qu’on pourrait avoir ici, en fait. Donc, c’est vraiment un mélange des deux qui donne un portefeuille équilibré. Vous savez un investissement ce qui est important c’est la diversification, il faut se diversifier. Voilà, donc pour nous, c’est les deux à la fois avec des objectifs précis quand on investit dans l’un comme dans l’autre.  

Investir dans l’immobilier à Nairobi, Kenya : quelle stratégie pour performer sur ce marché

LADISLAS MAURICE : Et Max, en termes de vos clients, est-ce qu’ils recherchent plus les plus-values ou la rentabilité, ici ? 

MAXIME : On a plutôt des investisseurs qui viennent ici pour la rentabilité, qui sont capables de mobiliser un peu d’épargne, mais qui veulent maintenant pouvoir avoir des revenus passifs de leur épargne. On a aussi beaucoup de clients qui ont des appartements dans le monde en Europe, par exemple, avec des prêts, mais tout l’argent part à la banque donc il y a rien qui puisse se mener à leur poche. Ils liquident, ils prennent leurs plus-values, ils investissent ici au Kenya, et maintenant ils peuvent commencer dès le début à avoir un revenu récurrent tous les mois.  

GÉRARD : Non, je pense que ce que Max dit est très intéressant. Si l’objectif c’est la substitution de l’investissement pour avoir derrière un récurrent qui soit plus intéressant, le Kenya est un très bon marché pour le faire. Après, si on cherche vraiment un genre de store of value, un genre d’endroit où on pourrait poser de l’argent qui prendrait de la valeur au bout d’un certain temps, c’est pour revenir aux deux exemples de la Côte d’Ivoire. Je pense que la Côte d’Ivoire a plus ce potentiel-là qu’ici à cause du fait que le marché ici est plus dynamique. Donc, vous n’allez pas forcément avoir cette rareté que vous aurez en Côte d’Ivoire.  

Guide de l’investissement et agent immobilier francophone à Nairobi, Kenya

LADISLAS MAURICE : Donc, j’ai écrit tout un article sur le marché immobilier ici à Nairobi. Les quartiers qui sont intéressants, les quartiers à éviter, ce qu’il faut savoir avant d’investir, il y a un lien en dessous. Et si vous cherchez à investir ici dans l’immobilier à Nairobi, n’hésitez pas à contacter Max, il y a un lien en dessous dans la description. Max, merci beaucoup. Gérard, merci.